Thyssenkrupp anticipa un déficit net pouvant atteindre 800 millions d’euros en 2026. Ce résultat s’explique par des provisions de restructuration liées à sa branche sidérurgique, que le conglomérat allemand cherche à céder à Jindal Steel International.
Perspectives financières incertaines
Axel Hamann, directeur financier de l’entreprise, a déclaré : « Les mesures que nous planifions pour cette année sont déjà intégrées dans nos projections. Elles visent à poser les fondations pour une amélioration durable de nos résultats. »
Flux de trésorerie et profits ajustés
Dans un contexte de marché difficile, Thyssenkrupp a également communiqué que son flux de trésorerie libre, un indicateur clé de sa rentabilité, pourrait afficher une perte de 300 à 600 millions d’euros en 2026. Cela contraste avec les 363 millions d’euros de bénéfice enregistrés en 2025, marquant ainsi la troisième année consécutive de résultats positifs dans ce domaine.
Le bénéfice d’exploitation ajusté est prévu entre 500 et 900 millions d’euros, en deçà des 918 millions d’euros estimés par les analystes.
Réaction du marché
Les actions de Thyssenkrupp devraient ouvrir en baisse de 3,9 % à 0644 GMT, les investisseurs réagissant à ces prévisions décevantes.
Dividende et restructurations en cours
Récemment, l’entreprise a cédé une partie de sa division de construction navale, TKMS, et cherche à vendre des participations dans l’ensemble de ses activités. Malgré la situation, elle a proposé de maintenir son dividende à 0,15 euros par action pour l’année 2025.
Alors que Thyssenkrupp navigue dans des eaux troubles, il reste à voir comment ces stratégies de restructuration influenceront ses performances futures.



